Avoir des arrêts à proximité les uns des autres peut avoir plusieurs impacts néfastes sur le trajet quotidien d’une personne, ainsi que pour la compagnie qui opère le service. Dans cette chronique, nous aborderons 3 conséquences possible d’arrêts trop rapprochés.

La conséquence la plus notable est sur les temps de trajet. Comme mentionné dans ma dernière chronique à ce sujet, chaque arrêt peut ajouter jusqu’à 50 secondes au temps de trajet du véhicule. La distance souvent vue comme parfaite entre les arrêts pour la meilleure efficacité est souvent autour des 400m entre arrêts, ce qui est environ 5 minutes de marche. Afin de mieux démonter la perte de temps engendrée par cette pratique, nous allons utiliser une distance de 200m. Cette distance prend environ 2½min à marcher. Pour un bus ayant un arrêt au début et à la fin, cette distance peut prendre le même temps que la marche voir plus!

Tout seul, sa ne parait pas si pire, mais si l’on compare cette fréquence d’arrêts sur un kilomètre. Pour une voiture, le conduire tout seul prend environ 3 minutes. Pour un bus, qui est plus lent que la voiture, sa peut être autour de 4 minutes. Pour quelqu’un qui marche, sa peut tourner autour des 12 minutes.

Maintenant, disons qu’il y a un arrêt tous les 200 mètres, soit 6 arrêts au kilomètre, sa pourrait prendre environ 8 minutes afin que le bus puisse parcourir ce kilomètre. Si l’on réduit cette distance entre arrêts de 200 à 500 mètres, on coupe quasiment de moitié les temps de trajet.

Avant prend 8 minutes, après pourrait en prendre 4 ou 5

Garder ces portes ouvertes pour longtemps, a un deuxième impact, sa laisse l’air de l’extérieur entrer. Quand on entre dans un bus, nous aimons qu’il soit à la bonne température et ce, hiver comme été. Maintenant, si l’on ouvre les portes toutes les minutes, ce qui arriverait, c’est que le bus n’aurait pas le temps de se réchauffer ou se refroidir entre arrêts.

L’air qui vient d’atteindre la température parfaite serait en évacuation constante, ce qui est une chose à éviter autant pour le comfort des usagers, que pour les frais que cela engendre envers la compagnie qui opère le service.

Malgré ces deux conséquences qui ont un impact sur la qualité du service pour l’usager, il y en a un troisième auquel on pense moins souvent, car il affecte la compagnie plus que les utilisateurs. Pour l’expliquer, nous devons repenser aux temps de trajet sous un autre oeil. Si la ligne prend 60 minutes à compléter, mais pourrait n’en prendre que 45 si il y aurait moins d’arrêts, et que cette ligne roule toutes les 30 minutes, Sa peut paraître pour rien, mais c’est un 4e bus sur une route qui pourrait opérer avec 3, si la gestion le bus serait plus souvent en mouvement.

Ce bus de plus, malgré « Juste un autre véhicule », nécessite un conducteur de plus, un plus grand garage de maintenance, plus de budget par arrêt (car il y en a plus) mais surtout, un plus grand coût capital lié à l’achat d’un bus. Tout ça coûte de l’argent et du temps, et comme on le sait tous, l’argent n’est pas souvent infini quand vient temps de créer du transport collectif.

Ce manque de budget peut causer la compagnie qui opère le service à couper certains services, ou simplement opter pour un système à la demande, eh voilà. Le cercle vicieux de la mort tu transport collectif !

J’espère avoir réussi à bien vous expliquer les conséquences d’arrêts trop fréquents sur un système de transport en commun. Si vous êtes un planificateur urbain, je vous invite formellement à consulter la prochaine chronique sur les moyens de modifier un système afin de ne pas avoir les problèmes abordés dans cette chronique. En attendant, je vous invite à constater de vous-mêmes l’espacement des arrêts sur votre système local. Peut-être trouverez-vous des anomalies faciles à corriger !

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